Chapitre VIII
Un Gravios passait par là et cherchait un coin pour faire sa sieste, quand il entendit un cri violent dans son dos. Il se retourna et se retrouva face à face avec un Wivern aussi gros que lui, possédant une rangée de crocs géants, une armée de piques sur son dos et des griffes aussi longues qu’une jambe humaine. Le Gravios compris qu’il devra défendre ardemment son territoire. Ils se firent face et tournèrent en formant un cercle parfait. Ce fut le Gravios qui attaqua le premier : il lança sur le Wivern géant une rayon de lave concentré. Lorsqu’il eut fini et que la fumée se dissipa, il put voire avec horreur que sa tentative de défense n’eut servi à rien, son adversaire n’eut pas la moindre trace de blessure. Le monstre titanesque, avec une rapidité inouïe, frappa de plein fouet le Gravios. Il prit sa gorge dans ses crocs et le passa par-dessus son corps, embrochant le Gravios sur ses piques mortelles. Puis, il le laissa tomber par terre avec fracas. Il cria pour démontrer sa victoire et par la même occasion, en faire profiter à tout le monde. S’ensuivit une éruption gigantesque, se qui eut pour effet de prouver que cette créature avait une total maîtrise du feu, bien qu’il ne crachait pas.
Un groupe de chasseur caché derrière un rocher qui observait la scène détala sans demander son reste.
Quand à moi, j’étais perché sur une falaise, à quelques centaines de mètres du triste spectacle. Le monstre me vit et ouvrit la gueule, histoire de me montrer les deux crocs géants qui bordaient ses gencives. Je restais impassible, ce qui énerva la bête. Je sautai de la falaise et sortais mes armes, montrant ainsi que j’engageai le combat.
Au début, je me contentais de frapper la tête, il était trop lent pour riposter. Au bout de 3 ou 4 minutes, le Wivern scintilla et gagna en rapidité. Lorsque je commençai une démonisation en pleine gencive, il répondit mes attaques par un coup de crocs ultra violent. Je fis un vol de plusieurs mètres en arrière et me relevais, le bras gauche en sang. Durant un certains temps, je ne le voyais plus bouger : il était trop rapide pour moi. Je tentai vainement d’accroître mes réflexes, sans résultat. Je me rendis compte que je ne tiendrai pas longtemps à ce train là.
Quand le Wivern éleva sa patte pour m’assener le coup final, il ralenti subitement, j’avais réussi à dominer ma panique et à reprendre mes réflexes surhumains. J’esquivai l’attaque et le dirigeai vers les pattes arrière du monstre. Ce dernier ne compris pas au début, puis se rendit compte que j’étais tout aussi rapide que lui. Le blessant grièvement à la patte, il tomba à la renverse. Je me m’approchai prudemment de la tête et lui crevai un oeil dans une effusion de sang. Il se releva avec difficulté, plus énervé encore. Il se souleva sur ses deux pattes arrière et tenta de m’écraser sur le sol. Je rangeai mes armes et sortis du champ d’attaque de la bête. En s’écrasant, sa queue lourde retomba violemment sur le sol et resta immobile une dizaines de secondes, le temps que le Wivern se rétablisse. J’en profitai et la coupai, déstabilisant grandement la créature. Tout deux nous comprîmes que le survivant s’en sortira avec des blessures ineffaçables.
Il tenta une fois de plus de m’assener un coup de crocs dans le ventre mais j’arrêtai sa riposte par en coupant un des crocs qu’il arborait fièrement. Son corps s’illumina de plus belle et il me repoussa contre une falaise par un magnifique coup de patte. Lorsque je me réveillai, la bête boitait avec difficulté vers moi. Je me relevai, couvert de sang et analysai la situation : je n’avais aucune issue, le monstre était sur le point de me tuer et j’était seul. J’utilisai mes dernières forces pour réunir les connaissances que j’avais acquis auprès des Felynes pendant 2 ans et me dirigeai vers le monstre, l’arme à la main. Lorsqu’il ouvrit sa gueule pour m’avaler, je plantai mon épée dans son palais. Il eut un mouvement de recul, refermant sa bouche dans un horrible bruit d’os broyés. Le monstre tomba sur le sol, raide de la mort. Quand à moi j’eus tenu les quelques minutes qui ont été nécessaires à la rédaction de ses lignes.
__ « Cela va faire deux ans qu’il est parti.
__ Oui.
__ Il vous manque ?
__ Plus qu’à n’importe qui. J’espère seulement qu’il va bien.
__ Il reviendra. On revient toujours pour ceux qu’on aime.
__...
__... »
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||