Chapitre IV
Aya voulait expérimenter de nouvelles munitions : les fragments niveau 3. Enfin, l’occasion se présentait.
Tandis que je fonçais, l’arme à la main, la Rathian subissait un bombardement intensif et tentait vainement de reculer, ce qui me permis de frapper sans me soucier de la moindre résistance. Malheureusement, je sentais que mon arme n’était pas assez puissante : elle ricochait sur la carapace du monstre et, bien vite, Aya fut à court de munitions. C’est à ce moment que ce produisit le phénomène étrange de Iopreys : Tout environnement autour de moi restait immobile. J’en profitai pour frapper la Rathian de toutes mes forces quand je remarquai une cicatrice encore fraîche, au niveau de la gorge. Je passa sous son corps massif et planta ma dague dans la plaie. Soudain, tout revint normal et la Rathian faillit s’écraser sur moi, si je n’avais pas eu la bonne initiative d’esquiver.
Le Wivern mort, Aya améliora mon arme avec les nouveaux composants. Je laissais la question toujours stupide : « Où a-tu appris tout ça ? » de côté et admirais plutôt mon nouveau tranchoir. La lame grise reflétait les rayons du soleil et pâlissait la carapace qui servait de manche.
Nous nous remîmes en route après avoir mangé et continuâmes de marcher vers le Nord, lentement mais progressivement. Nous étions convenus que l’on marcherait la nuit, pour se réchauffer et que l’on dormirait 2 heures l’aube, 2 heures le crépuscule. Une fois arrivés à la frontière, nous passâmes dans le royaume de Kokoto, et la vie devenait plus facile : nous pouvions nous coucher le soir sans mourir de froid. Mais l’on risquait aussi l’attaque de prédateurs puissants, comme le Rathalos, surtout depuis que sa femelle était morte. On ne pouvait pas mieux rêver pour se fabriquer des lames doubles. Surtout que le massif rocheux qui sert de nid aux monstres recèle de nombreux minerais. Au bout de plusieurs jours de route – mon voyage avait déjà un mois – tandis que nous nous reposions tranquillement, le groupe d’Aptonoth qui broutait dans les environs commença à prendre ses jambes à son cou ! Je ne compris pas au début, jusqu’à ce qu’Aya me demande de me cacher. Un enfant herbivore qui n’avait pas été aussi rapide que ses parents fut fauché avec une violence inouïe et emporté dans la caverne du roi des cieux : le Rathalos.
__ « On ferait mieux de l’attaquer pendant son sommeil et d’utiliser une fosse piégée pour le finir.
__ Ok, mais enfin, on va pas attendre qu’il fasse nuit et qu’il s’endorme !
__ Non, ça fait toujours une sieste après le déjeuner. »
Je désapprouvais un peu la tactique d’Aya, mais le Rathalos était peut-être plus puissant que je ne le pensais.
Nous commençâmes donc à grimper le lierre et à escalader les hautes falaises qui bordent le nid. Arrivés dans le nid, nous le vîmes se coucher. La grotte était vide de monstres qui pourraient gêner notre chasse. Tandis qu’aya fabriquait munitions et bombes, je plaçais la fosse piégée et commença la collecte de minerai.
__ « Allez, on l’a trop fait attendre ! »
Aya tira dans les barils et le bruit de l’explosion résonna dans toute la caverne. S’ensuivit un cri horrible plus grave que celui d’une Rathian. Le Rathalos commença à charger sur Aya mais arrêta sa course lorsqu’il vit les composants dont mon arme était faite et se redirigea vers moi. Je me protégeai avec mon bouclier mais le Rathalos ralentit et stoppa carrément. Le phénomène étrange se produisit une fois de plus. Croyant ne rien craindre, j’abaissai ma garde, quand le Rathalos gagna en rapidité et reprit sa charge. Je pris son corps de plein fouet et fus piétiné. Aya tira une volée de munitions fragments qui fit fuir le Wivern. Je me relevai sans trop de mal et pris trois ou quatre potions pour réparer les dégâts.
__ « Qu’est-ce qui t’as prit ?
__ …
__ C’est comme la Rathian : j’ai pas compris comment t’as pus passer sous son ventre et planter ton épée dedans en 1 dixième de seconde !
__ On parlera de ça après, maintenant, on se l’bute ! »
A peine cette phrase fut finie que je fonçais retrouver le Rathalos. Comme Aya avait jeté un marqueur sur lui, nous n’eûmes pas de problème à le retrouver.
Cette fois, le combat fut plus intense : j’appris à repérer quand mes réflexes s’estompaient. Très vite, je coupai sa queue et le déstabilisai. Il ne pouvait désormais plus voler ainsi que mal diriger ses charges. Puis je m’attaquai au torse. Il fini par lâcher au bout de quatre ou cinq minutes. Avec les nouveau composants, Aya me fabriqua des lames doubles mortelles : l’une était en Rathalos, l’autre en Rathian et toutes deux avaient été aspergées du liquide contenu dans une poche de flamme. Aya reprit mon bouclier et se débrouilla pour l’attacher sur sa fusarbalète – au passage de type lourd -. Nous prîmes rapidement la route vers Kokoto. Moi qui pensais être acclamé en héros, je me trompai : les gens étaient silencieux, fermés et ne nous remarquèrent même pas. Une fois à la taverne, je questionnai quand même le patron :
__ « Dites, pourquoi vous êtes tous comme ça, il y un mort ?
__ Non : un Tigrex rôde dans la région de Pokke, donc les transports de marchandises ne peuvent pas passer, donc pas de cristaux glacés, ce qui consiste l’élément majeur à toute création d’arme contre un Wivern de feu, et on en est submergés !
__ Et le chasseur de Pokke, il fait rien lui ?
__ A la r’traite !
__ On pourrait peut-être s’en occuper !
__ Un Tigrex est beaucoup plus puissant que ce que vous croyez, les jeunes ! Puis le patron partit à l’autre bout du comptoir, s’occuper des autres clients.
__ Je pense qu’il ne refuserons pas un peu d’aide. » hypothèsa Aya.
Je fini par approuver l’idée d’Aya, après tout, je devais marcher vers le Nord ! Mais, Pokke est au Nord-Est de Gardemine, tandis qu’au Nord de Gardemine se trouve Liber et ses marécages, et je savais que les monstres qui s’y trouvaient n’étaient pas si puissants que ça.
Le voyage jusqu’à Pokke dura 1 semaine – nous nous pressions – et, une fois arrivés là-bas, nous fûmes accueillis de la même manière qu’à Pokke. Aya partit acheter ce dont nous aurons besoin, et moi, de mon côté, je convoquai l’assemblée du village et proposai ma stratégie. Ils approuvèrent et nous nous mîmes au travail.
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