Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 20:28

Chapitre III

 

            Depuis que j’étais parti, je n’avais plus de visions. Je pensai que chasser les apaisait. J’avais tort…

 

            La marche de dura que deux heures quand je vis une groupe de petits monstres rouge avec, à leur tête, le Iodrome que je pourchassai. L’un des Ioprey qui était plus près de moi me vit et courra alerter son chef. Avant même qu’il ait put dire quoi que ce soi aux autres, je lui avais lancé un couteau dans la gorge. Il tomba raide sur le sol et répandant du sang partout sur la pierre. D’un signe de tête, le Iodrome expliqua à ses sbires qu’il voulait me battre seul. Il s’approcha doucement de moi et, quand il fut à une dizaine de mètres, il commença à courir. Je jouai son jeu en fonçant vers lui, l’arme à la main. Au moment même où il sauta vers moi, crocs et griffes en avant, je sortis un javelot et lui lança dans la queue. Le choc le déséquilibra et je pus planter mon arme dans son corps. Je croyais que la chasse était finie mais ce n’était pas le cas : aussitôt que leur leader fut mort, tout les Iopreys se jetèrent sur moi et m’encerclèrent, plantant leur griffes et leur crocs dans mes membres. Malgré mon armure, je n’allais pas tenir longtemps. Je fermai les yeux et attendis la fin, mais rien ne se passa.

 

Lorsque je les rouvrit, les Iopreys étaient toujours là, mais ne bougeaient plus. Je crus d’abord à un rêve, mais la douleur venant de mes bras me prouva le contraire. Rapidement, je me relevai et commençai à tuer les Iopreys, un par un. Chaque fois que je les frappai, ils réagissaient mais beaucoup plus lentement qu’à l’ordinaire : mes réflexes étaient accrus, non pas grâce au cours de théorie de Nat, mais grâce à mes visions, qui me montraient à l’avance les actions de mes ennemis. Le combat de dura pas, les Iopreys démembrés n’offraient aucune résistance et je remporta bien vite la victoire. J’avais appris que les chasseurs récupèrent les composants des monstres qu’ils tuent, pour améliorer leur équipement. L’état des monstres et l’odeur m’empêchèrent malheureusement de perpétuer cette magnifique coutume. J’emportai cependant la tête du Iodrome, aussi dure à dépecer que ce qu’on racontait.

 

            Encore deux heures pour arriver au campement. Dans les volcans, la nuit tombe très tôt, Il faisait donc noir quand je suis revenu. Etrangement, j’entendais la voix de Aya, mais aussi celles de chat ! J’entrai dans la tente, la main tenant fermement la poignée de mon arme, et je découvris, à ma grande surprise, Aya parlant avec des Felynes qui avaient l’air perdus.

__ « Déjà rentré ? Je lui montrai la tête du Iodrome pour réponse.

__ Je peux l’avoir, nya ? » Ce fut un des Felynes qui la demanda. Je lui lançai la tête et me débarrassai du sang qui coulait encore. Soudain, je vis la tête traverser la tente doucement, jusqu’à atterrir dans les mains du Felyne, qui se changea aussitôt en monstre ignoble. Rapidement, je jetai un couteau vers le monstre et le ratai de peu. D’un coup, je ne pus plus bouger : un autre Felyne m’avait paralysé de son arme. Une fois de plus, mes visions m’avaient trompé.

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

__ « Ca va ?

__ Ce sont des choses qui arrivent, nya, lorsqu’un chasseur travaille trop !

__ Ca n’a rien à voir avec le travail, nya, mon cousin était comme ça ! C’est quand une personne est choquée dès sa plus jeune enfance, miaou ! »

Je faisais semblant de dormir, je voulais en savoir plus. Malheureusement, ils se turent jusqu’à ce que j’ouvre les yeux.

__ « Tu vas bien ?

__ Je…je crois.

__ Excuse-moi de devoir te presser, mais on doit partir !

__ Miaou, le volcan va faire son éruption mensuelle !

__ Les Felynes ont un chariot, on ira plus vite. »

Nous montâmes dans le chariot qui, j’eus à peine le temps de le voir, étais tiré par un couple d’Aptonoths. Au début, le chariot qui dévalait la pente ne m’inspirait pas confiance, mais je fini par m’endormir.

 

            Je ne pourrai pas dire combien de temps nous avions roulé. Cependant, nous étions en vue du désert lorsque je me réveillai.

 

            L’immensité de sable et de palmiers me laissait perplexe, et, au fur et à mesure que le chariot avançait, je distinguais de lointaines oasis. Au centre du désert Sekumaeya se trouve un massif rocheux contenant de nombreuses grottes dont une abritant un lac souterrain. Aya m’avait expliqué que c’était la tanière d’un monstre géant : le Plésioth.

__ « Il n’y a pas à s’en faire : il fait trop chaud pour que des monstres s’aventurent ici, expliqua Aya.

__ Dommage.

__ Ne te vente pas trop, nyya ! »

 

Nous nous arrêtâmes au campement Félyne et y passâmes la nuit. Le lendemain matin, nous laissâmes le chariot au camp et continuâmes à pied – les Félynes nous laissèrent et rejoignirent les autres membres de leur honorable lignée. Au bout de quelques heures de route, une ombre énorme passa près de nous, je la reconnus : c’était une Rathian. Les interstices entre ses écailles étaient remplis de sable et l’ensemble de sa carapace portait de nombreuses marques de combat. Elle atterrit près de nous et  s’endormit contre la paroi d’une caverne. Elle avait été forcée de reculer jusqu’au désert, malgré la chaleur. Un groupe de Genpreys - qui n’aiment vraiment pas que l’on pénètre leur territoire – l’attaquèrent et la réveillèrent. La Rathian en extermina trois avec sa queue et fit fuir les deux derniers par un cri assourdissant. Tandis que nous nous bouchions les oreilles, Aya me fit signe d’attaquer.

Par Raven
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